ASSE

Selnaes exprime son mal-être

Ole Selnaes boucle une deuxième année délicate chez les Verts.

Irrégulier depuis son arrivée à l'ASSE, il y a deux ans, Ole Selnaes ne semble pas parvenir à s'épanouir du côté de Geoffroy-Guichard. C'est ce qu'il confirme à demi-mots dans une interview accordée à la presse norvégienne.

Alexander Söderlund, qui s'est prononcé hier sur ses envies de départ, n'est pas le seul joueur norvégien à nourrir un certain mal-être à Saint-Etienne. Son coéquipier et grand ami Ole Selnaes semble lui aussi avoir du mal à apprécier son aventure forézienne, comme il le confie dans les colonnes de VG Sporten. Interrogé sur les propos de Bernard Lions, notre confrère de L'Equipe, qui dit de lui qu'il est « incapable de faire face à l'adversité », Selnaes répond que « il ne connaît pas ma situation au club, il dit cela sans savoir ce qui se cache derrière, pourquoi je ne suis pas heureux ou je ne joue pas tout le temps. Il se prononce sans connaître les tenants et les aboutissants. »

Toutefois, l'ancienne pépite de Rosenborg tente de faire la part des choses. « Je me fous vraiment de ce qu'il raconte, je suis habitué à ça », rassure Selnaes, pressenti pour débuter contre la Macédoine, ce samedi. « Neuf journalistes sur dix tirent au sort et écrivent à l’aveugle. C’est juste ça. Beaucoup vivent pour faire la une des journaux, et ensuite ça éclate souvent. C’est quelque chose que les footballeurs connaissent très bien. Je ne gaspille pas d'énergie avec ça. »

« Il faut faire avec... »

Il faut dire que le jeune milieu de 23 ans n'a pas vraiment besoin de ça, lui qui peine à s'imposer depuis son arrivée à l'hiver 2016 (36 matches de Ligue 1 à son actif). À la question d'un journaliste lui demandant comment il se sent à Saint-Etienne, sa réponse laisse le champ libre à toutes les interprétations. « C'est difficile de répondre. Je pense que je suis devenu un meilleur joueur de football, mais ici, ils aiment faire tourner l'effectif, il y a donc peu de continuité pour les joueurs », lâche-t-il. « C'est un peu inhabituel, mais il faut juste faire avec... »